Interview d’Anatole

17.04.2026

Entretien avec le groupe Anatole

D’où vient le nom du groupe, « Anatole » ?

Paloma : Alors, raison officielle, en fait c’est une référence à du vocabulaire du jazz. Un Anatole, c’est une cadence particulière d’accords. La raison non-officielle, c’est parce qu’on s’est dit que dans l’annuaire, c’est plus facile de trouver Anatole parce que ça commence par un A. On aurait pu s’appeler « Aaaaa » ! (rires) Et en fait, ça a une racine latine, ad anatole, c’est le soleil. Et je sais pas, j’avais cette inspi-là.

Et du coup, c’est quoi exactement un anatole en jazz ?

Paloma : En fait, vous voyez la chanson « un éléphant qui se balançait » ? Ça, c’est un Anatole. C’est cette même suite d’accords.

De qui est composé votre groupe ?

Anatole : Guy Koua à la batterie ; Jessy Flageol à la guitare ; Baptiste Faure à la basse ; Paloma Savanier, au chant ; et Hugo Colzy notre ingé son.

Comment et quand votre groupe a été créé ?

Baptiste : Notre groupe a été créé dans la mouture actuelle en 2024. Donc ça fait deux ans là. À l’époque, on faisait que des reprises, on allait jouer dans les bars comme ça, ça nous faisait un peu d’argent l’été. Et on se fait planter par notre batteur et puis Jesse, il fait : « attendez, je vais aller au bar en face, je reviens ». Et il a trouvé un batteur sur la terrasse d’en face, c’était Guy. Il a demandé « Guy, tu veux rejoindre le groupe ? », Guy a dit « oui », et voilà.

Quelles sont vos influences musicales ?

Jessy : Ben, on a tous nos influences différentes, c’est le mélange qui fait ça. Pour moi, c’est plutôt Hiatus Kaiyote, les Red Hot Chili Peppers. Pour Baptiste, c’est aussi Hiatus Kaiyote, Plini, de la néo-soul et un peu rock moderne. Guy, ado, c’était plutôt rock, punk-rock, enfin tout ce qui passait sur MTV quoi : du hip-hop, 50 Cent, Snoop Dogg. Et Paloma est une grosse fan de Whitney Houston, des grandes chanteuses de soul américaine trop classes.

C’est pour ça que votre genre musical, c’est un peu de la néo-soul, prog, rock ?

Anatole : On a du mal à se définir ou à se classer du coup. C’est ce qui fait que c’est cool !

Actuellement, vous êtes en résidence au 109, c’est pour un album ou pour des concerts ?

Anatole : Alors les deux. Là, c’était une résidence de live. On avait besoin de travailler au 109 parce qu’ils ont une scène et on a un concert qui arrive, l’Onyx Festival le 25 avril à Clermont-Ferrand. Et on a aussi fait de la création parce qu’on prépare donc un EP qui va sortir en septembre de quatre titres.

Quels sont vos futurs projets ?

Jessy : Bah une nomination peut-être en tant que « Révélation groupe de l’année » ? Non, en vrai, bah là, c’est qu’il faut qu’on fasse des dates quoi. Notre musique, il faut qu’on la défende sur scène. On ne compte pas du tout sur le truc de se diffuser, faire des EP et tout ; ça passe surtout par le live, donc il faut jouer, il faut jouer, il faut jouer. On recherche des dates à fond pour sillonner la France.

Y a-t-il des axes sur lesquels vous voulez travailler davantage ?

Anatole : Là où on a vraiment besoin de travailler, c’est la diffusion. C’est comment on va venir ficeler notre projet, la com, le book, les visuels, le speech qu’on va donner aux pros et arriver avec… bam ! la valise d’outils. La musique, c’est ce qu’on sait faire le mieux. Là où on a du travail, c’est de savoir se vendre. Si on veut faire du gros festival, il faut avoir une image.

Si le son Anatole était un matériau, quel serait-il ?

Anatole : De l’obsidienne ! Liquide… Euh, je sais pas… C’est une bonne question hein. Vu qu’il y a plein d’influences, ça pourrait être un matériau composite. Une opale. Et je dis obsidienne parce que tu sais, le feu et l’eau… Après, on n’est peut-être pas si froids que ça sur scène. Il faut qu’on soit ancrés du côté minéral, solides ensemble, pour donner de la puissance au public.

Il y a un côté technique dans votre musique, ce n’est pas du punk avec ses quatre accords…

Baptiste : C’est ça… le but, c’est de ne pas faire de « musique de musiciens ». On n’est pas dans la démonstration, même si on cherche l’originalité. Notre problème, c’est qu’il faut que le propos passe avant la technique. En fait, la technique, c’est la pilule et le propos, c’est toute l’eau qui va permettre aux gens de digérer tout ça. C’est notre travail quoi !

Interview réalisée par Océane et Jade en stage au 109

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