Interview de NEDL
Entretien avec NEDL
Pouvez-vous nous présenter le groupe NEDL et les membres qui le composent ?
Le nom du groupe, NEDL, est la transcription phonétique du mot « needle » (aiguille) en anglais. Concernant la formation, je suis le chanteur et guitariste lead, à l’origine du projet. Je suis accompagné d’un batteur, d’un bassiste et d’un guitariste (qui assurent également les chœurs), ainsi que de notre régisseur général en charge du son et de la lumière.
Le projet a vu le jour en 2020. Est-ce votre passage à l’École Nationale de Musique (ENM) qui a scellé cette union ?
La rencontre a débuté légèrement plus tôt, à la faculté de musicologie, où j’ai fait la connaissance de deux membres. Toutefois, c’est effectivement à l’ENM que le projet s’est concrétisé à 100 %. Cette première année fut extrêmement enrichissante, tant sur le plan personnel que pratique : nous disposions de salles de répétition gratuites et de matériel de qualité. Le fait de partager certains cours et de participer à des festivals étudiants nous a aussi permis de nous produire hors des murs de l’école, dans de plus grandes salles.
Vous définissez votre style comme du « post-grunge ». Quelle est votre vision de ce genre et quels messages portez-vous ?
Le terme « post-grunge » est une étiquette générique qui nous permet de nous situer sur le papier, mais notre identité est plus complexe. C’est un mélange d’influences allant du punk au métal, avec des nuances de stoner et des structures parfois progressives.
Quant au message, mes textes reflètent des réflexions personnelles sur notre environnement : les influences extérieures, l’usage de stupéfiants ou encore la guerre. J’essaie de conserver une certaine part de mystère dans l’écriture afin que chacun puisse interpréter les textes selon sa propre sensibilité.
Quels artistes ont forgé votre son et comment avez-vous trouvé cette alchimie ?
Le son de NEDL s’est enrichi organiquement avec l’arrivée de chaque membre : le deuxième guitariste utilise un accordage plus grave, le batteur apporte une frappe singulière et le bassiste un groove particulier. Nos influences majeures sont ancrées dans les années 90 avec Nirvana, Soundgarden, Alice in Chains ou Pearl Jam. Nous puisons également dans des sonorités plus modernes comme celles de Deftones, ou plus progressives avec A Perfect Circle.
Vous terminez actuellement quatre jours de résidence au 109. Quel était l’objectif de cette session ?
Nous avons consacré les deux premiers jours à une revue technique rigoureuse : vérification du mixage entre les pédaliers et les amplis, tests de différents micros selon les techniques de chant, etc. Par la suite, nous avons effectué un important travail artistique sur notre set. Nous étions accompagnés de Sacha, qui nous a aidés à structurer la scénographie et la mise en lumière sur le plateau.
Quels sont vos projets à court et moyen terme ?
On a pour projet un album de 18 titres ! (rires). Plus sérieusement, je ne sais pas, je suis parti sur une base de 12 titres. Par la suite, nous souhaiterions réaliser une grosse session live, produire plus de clips et multiplier les concerts.
Où imaginez-vous NEDL dans cinq ans ?
Sur la lune, carrément ! On y fera le premier concert spatial là-haut !
On espère se retrouver sur une vraie tournée avec des salles de concerts conséquentes, en première ou deuxième partie. L’objectif est de devenir de véritables professionnels avec des contrats solides et une tournée de qualité. Personnellement, j’aimerais beaucoup jouer au Transbordeur, c’est l’une de mes salles préférées et un rêve de gosse. Le but, c’est de voir toujours le plus loin possible, de viser le soleil comme point final.
Où pourra-t-on vous retrouver prochainement sur scène ?
Nous serons en concert le 24 avril prochain au Quai 472, à Villefranche-sur-Saône.








